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Projet « Vacances jeunes » : amélioration de l’accès aux droits, modernisation des paiements et renforcement de la qualité du service aux jeunes

« Attends, quoi ? Tu es un(e) jeune travailleur ou travailleuse et tu ne connais pas les vacances jeunes ? »

Beaucoup de jeunes passent à côté de leur droit aux vacances jeunes tout simplement parce qu’ils n’en ont jamais entendu parler. C’est de ce constat qu’est né notre projet « Vacances jeunes ».

Ce phénomène de non-recours aux droits constitue un véritable enjeu pour la CAPAC. Et si nous étions plus à l’écoute des attentes de ce public spécifique, souvent en contact pour la première fois avec un organisme de paiement ?

Une première expérience positive, ça change tout !

Le projet « Vacances jeunes » illustre concrètement la capacité de la CAPAC à faire évoluer ses services avec une stratégie axée sur ses publics cibles, tant du point de vue des citoyen(ne)s que de celui des équipes internes.

Ce projet a mobilisé la CAPAC autour d’un objectif commun : mieux informer les jeunes à l’aide de canaux adaptés, améliorer la qualité du traitement de leurs dossiers et réduire les délais de paiement. L’enjeu était clair : leur garantir une première expérience positive et renforcer leur confiance. Début 2025, nous avons formalisé cette ambition dans un mandat de projet.

 

 

 

 

 

Un pas de plus vers l’automatisation des paiements

Un des résultats majeurs du projet concerne l’automatisation partielle du paiement des dossiers de vacances jeunes (WECH510). Ce projet a servi de terrain d’expérimentation pour repenser l’architecture des paiements automatiques, afin de la rendre plus évolutive.

En effet, jusqu’ici, l’automatisation existante reposait principalement sur la réception d’un document comme élément déclencheur. Nous avons développé une nouvelle approche dite « événementielle », dans laquelle le système réagit à différents événements métier tout au long du cycle de vie d’un dossier. Selon les cas, ces événements peuvent déclencher automatiquement un paiement ou générer une communication ciblée afin de solliciter des documents manquants.

Nous avons également porté une attention particulière à la transparence des contrôles. Les utilisateurs et utilisatrices peuvent désormais consulter les critères appliqués par le système pour chaque dossier : plus de fonctionnement de type « boîte noire », donc, mais bien une visibilité complète des décisions automatisées. On voit ce que la machine fait ! Et cette approche est une vraie plus-value pour de futures automatisations, comme le chômage temporaire.

 

 

 

 

« Plus de fonctionnement de type « boîte noire », donc, mais bien une visibilité complète des décisions automatisées. »

 

Une mobilisation collective qui fonctionne

Au-delà des aspects techniques, le projet « Vacances jeunes » s’est imposé comme un véritable projet transversal impliquant quatre départements. Il a été mené dans un contexte contraignant, avec de nombreuses priorités parallèles et des moyens limités.

Grâce à une méthodologie de projet rigoureuse et à un véritable travail d’équipe et de collaboration, cinq domaines ont pu évoluer en seulement six mois :

  • L’optimisation des procédures internes ;
  • La formation des collaborateurs et collaboratrices ;
  • L’information destinée aux jeunes ;
  • Le suivi de la qualité et des délais ;
  • L’informatisation des processus.

Objectif atteint !

L’objectif était aussi d’informer avec des outils accessibles aux jeunes, notamment les réseaux sociaux. Les résultats ont dépassé les attentes : jusqu’à 65 % des personnes touchées par nos publications n’étaient pas abonnées aux pages de la CAPAC, ce qui démontre la portée de cette campagne dédiée. Cette campagne a aussi permis de promouvoir la première session d’information en ligne, réalisée avec quatre jeunes ambassadeurs et ambassadrices issu(e)s des bureaux de paiement.

 

 

Les effets combinés de l’uniformisation des procédures, de la régionalisation des traitements, des formations et des communications vers les bureaux sont aujourd’hui clairement mesurables. En un an :

  • la proportion de dossiers incomplets (C51) pour les demandes de vacances jeunes est passée de 6,37 % à 1,47 %, signe d’une nette amélioration de la qualité de l’admissibilité ;
  • le temps de traitement des demandes en ligne a été divisé par deux ;
  • le temps de traitement des demandes papier a été divisé par huit ;
  • le délai moyen de traitement des paiements WECH510 a lui aussi été divisé par huit.

 

Ces résultats démontrent la capacité de la CAPAC à faire évoluer ses services autour d’une vision commune. Et même si le projet a été clôturé en janvier 2026, la CAPAC poursuit sa démarche d’amélioration continue pour répondre toujours mieux aux attentes de ses publics cibles.

Marine Roger – CoSI
Amedeo Cedrone – ORG
Octave Ruzindanamanzi – ICT

 

 
Marine Roger
 
Amedeo Cedrone
 
Octave Ruzindanamanzi

« Je me suis porté volontaire pour une session d’information en ligne sur les vacances jeunes afin de mieux faire connaître ce droit, encore méconnu de nombreux jeunes. Il me semble important que notre organisation gagne en visibilité à l’échelle nationale, notamment en promouvant les vacances jeunes. À l’avenir, il serait pertinent d’organiser des sessions d’information régulières et de renforcer notre présence lors d’événements comme le SIEP. »

Louis Bernaerts – CAPAC Liège

 

 

« La présentation était claire et nous a réellement permis de comprendre toutes les spécificités. J’ai particulièrement apprécié le fait de pouvoir poser toutes mes questions, car lorsqu’on est seul face à un site, il est difficile d’obtenir des réponses adaptées à sa situation. Les intervenant(e)s étaient dynamiques, et le fait de pouvoir échanger directement avec eux permettait de clarifier immédiatement nos doutes. »

« J’ai trouvé les informations très claires. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est qu’on ait eu la possibilité de poser nos questions à la fin, c’était vraiment utile. Je pense que ce type de présentation est important, car peu de gens connaissent les vacances jeunes ».

Jeunes, après la session d’information

« Le bureau de Tournai s’est porté volontaire comme ambassadeur pour la région du Hainaut, avec la volonté d’assurer un traitement efficace des dossiers et une indemnisation rapide des citoyen(ne)s-client(e)s.

Il serait pertinent de renforcer la visibilité du projet auprès des écoles ainsi qu’auprès d’organismes tels que le Forem et Actiris. Cette dynamique pourrait également être élargie à d’autres dispositifs spécifiques, comme les plans Impulsion. »

Stéphanie de Meyer – CAPAC Tournai